L'appareil reproducteur de la jument et son cycle œstral

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Auteur › Claudie Quénéhen Ouadah
L'appareil reproducteur de la jument commence son activité aux alentours du mois de mars pour prendre fin vers le mois d'octobre. C'est l'augmentation de la longueur des journées qui constitue le facteur déterminant de sa réceptivité sexuelle. Apte à se reproduire entre 12 et 18 mois, il est impératif de garder la jument séparée des L'étalonmâles après sa première année, car, bien que que possible, la reproduction des jeunes chevaux n'est pas conseillée.
La composition de l'appareil génital de la jument
L'appareil génital de la jument est composé des ovaires, qui mesure 6 à 7 centimètres de long, et de follicules, placés en région sous-lombaire, dont la taille varie en fonction suivant la période du cycle. Viennent ensuite les trompes utérines, qui sont de petites tailles, s'ouvrent par un pavillon avec de multiples frangés qui surmonte l'ovaire pour se terminer par un petit tubercule placé au sommet des cornes utérines.

L'utérus, présentant un corps assez court, est prolongé à l'avant par deux cornes incurvées en forme de cylindrique et à l'arrière, se termine par un col rétréci qui possède une paroi très épaisse. Le vagin, organe particulièrement dilatable, présente au fond de sa cavité l'extrémité relief du col. Le vestibule du vagin, qui mesure entre 12 et 15 centimètres de long et qui s'ouvre par la vulve, est séparé du vagin par un hymen rudimentaire. A sa base, à l'arrière de l'hymen, se trouve le méat urinaire recouvert d'un repli muqueux dont les parois latérales sont doublées de muscles constricteurs.

Les deux mamelles, qui sont placées en région inguinale, sont plutôt petites et comportent une papille mammaire courte qui est généralement percé de deux ou trois orifices papillaires.
La fécondation
Se formant dans deux ovaires qui sont situés sous le Le rachisrachis lombaire, à côté de l'entrée du bassin, les ovules, ou cellules reproductrices, se développent dans les follicules ovariens, qui, lorsqu'elles sont à maturité, ont une taille qui peut atteindre celle d'un œuf de pigeon. Ces follicules se forment à une période très précise, selon un cycle génital nommé cycle œstral, ou cycle sexuel, qui se produit tous les 21 jours, sauf généralement durant l'automne et l'hiver.

Après la rupture du follicule, l'ovule traverse le salpynx, ou oviducte, et est transporté par un ensemble de contractions musculaires de cet organe vers la corne utérine, le corps utérin étant formé par deux cornes utérines qui se rejoignent. Le facteur déterminant pour que la fécondation se produise est la mise en contact de l'ovule avec les spermatozoïdes déposés par le L'étalonmâle dans le col utérin ou le vagin.

L'ovule fécondée forme alors une cellule unique, celle-ci entre en division puis donne un œuf massif cellulaire qui se greffe sur la muqueuse utérine. Il y contracte des rapports vasculaires lui apportant les éléments nutritifs, qui sont fournis par l'organisme de la jument au travers du placenta, afin de rendre possible la croissance embryonnaire puis fœtale.
La gestation
La gestation à une durée d'environ 330 jours (11 mois), au bout desquels le fœtus fini par être expulsé. Mais dans certaines circonstances, la date de la saillie fécondante n'est pas certaine, car il se peut qu'une jument qui est au pâturage avec un L'étalonétalon, soit fécondée lors d'un retour de chaleur qui est passé inaperçu et non pendant le cycle précédent.

Toutefois même si l'on est absolument sûr de la date de la saillie fécondante, on ne peut pas prédire aussi précisément la durée de la gestation chez les juments que chez les autres espèces, car la période de gestation influe nettement sur la durée de celle-ci. En fait la gestation, selon la jument, peut durée entre 320 et 360 jours, soit une marge de 40 jours.

A la fin de cette période viendra la naissance du poulain, le poulinage, qui s'annonce par différents signes, comme l'augmentation du volume de la mamelle, par laquelle coule une substance cireuse qui formera après la naissance le colostrum, l'affaissement de la croupe, c'est-à-dire que la jument se casse, le relèvement de la La queuequeue, le relâchement de la vulve, une sudation abondante au niveau des épaules, une agitation générale de la jument, qui se regarde les flancs et se couche peu de temps avant le travail. L'ensemble de ces signes sont plus ou moins visibles selon les juments, et certaines d'ailleurs n'en présentent aucun.
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