L'herbe et les fourrages

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La transformation de l’herbe dans le tube digestif des chevaux est plus ou moins efficace en fonction de sa composition en éléments nutritifs et de sa structure.
L'apport des fourrages
Au Le pâturagepâturage, l’animal peut développer des stratégies alimentaires lui permettant potentiellement d’optimiser sa consommation (choix alimentaire en matière d’espèces fourragères ou de stade de développement, augmentation du temps passé à pâturer...) dans la limite de la disponibilité prairiale.

Lors de la réalisation des fourrages, la composition et le stade de développement des espèces prairiales ont un impact important sur la valeur nutritive du fourrage récolté, ainsi, bien évidemment que les conditions de récolte et de stockage.

Ainsi, au cours des périodes où les ressources prairiales sont moins abondantes (été dans certaines régions, fin d’automne, hiver), le L’hippologiecheval sera très tributaire de la valeur alimentaire du fourrage distribué. En fonction de ses besoins nutritionnels, une complémentation, souvent au moyen de concentrés, doit être réalisée.
Afin d’optimiser l’apport alimentaire complémentaire, tant d’un point de vue nutritif qu’économique, il est important de connaître la valeur alimentaire du fourrage, qui doit représenter la majeure partie de la ration pour le bon fonctionnement de la L’appareil digestifdigestion et le bien-être du L’hippologiecheval.

Pour cela, les informations relatives à la date et aux conditions de récolte ainsi que l’observation sensorielle du fourrage peuvent apporter des éléments, mais il est indispensable de réaliser des analyses plus poussées pour connaître ses valeurs nutritives, organiques et minérales.

L’estimation du poids de balles rondes et bottes

Diamètre en mètre des balles rondesPoids par balle de foin en kg brutPoids par balle de paille en kg brut
Diamètre 0,9100 à 125100 à 125
Diamètre 1,2180 à 220180 à 220
Diamètre 1,5250 à 300250 à 300
Diamètre 1,8380 à 500380 à 500
Par botte10 à 159

L’estimation du poids des bottes

Petites bottes rectangulairesPoids par botte de foin en kg brutPoids par botte de paille en kg brut
Par botte10 à 159
Pour 1 m3 stocké de bottes100 à 130100
Le foin de prairie
Le bon foin provient de prairies naturelles. Il est composé de tiges moyennement longues dont l’extrémité est fleurie. Les tiges sont fines, flexibles. Il est vert pâle et d’odeur aromatique. Il provient de prairies sèches. Le foin long est composé de plantes grossières à tiges anguleuses et à feuilles coupantes est très médiocre. Il provient de terrain marécageux et ne convient pas au L’hippologiecheval.

Les foins sans odeur et cassants, d’une couleur roussâtre ou noirâtre, dont émane une odeur de moisi et qui sont poussiéreux, sont de mauvais foins altérés, mal récoltés, ou mal conservés et trop vieux. Ils sont dangereux pour le L’hippologiecheval.

Le foin garde sa valeur nutritive un an et après il la perd de plus en plus vite en vieillissant. Bien que le foin fraîchement récolté soit particulièrement apprécié du L’hippologiecheval, il est prudent d’attendre que celui-ci ait « jeté son feu », c’est à dire un mois ou deux minimum, selon la précocité de la coupe dans la saison.
La luzerne
D’une couleur vert foncée, ses tiges sont pourvues de feuilles et de fleurs, son odeur est douce et agréable. Toute luzerne poussiéreuse est moisie. C’est une nourriture très riche et chauffante pour le L’hippologiecheval, il est nécessaire de n’en donner que très peu, mélangé avec du foin.

Si on trouve du foin luzerné, c’est-à-dire du foin qui a repoussé sur du terrain où de la luzerne a été récolté l’année précédente, c’est l’idéal. Pour un foin luzerné, on doit préférer la proportion de 1/5 de luzerne.
Le sainfoin
Le sainfoin cultivé, plante des prairies peu amendées et qui était autrefois très cultivée comme fourrage, est une plante herbacée de la famille des Fabacées.

Rustique, cette plante se comporte remarquablement face à la sécheresse et face au froid. C’est une plante herbacée, annuelle ou bisannuelle, dont certaines espèces sont cultivées comme plantes fourragères.

En fourrage, le sainfoin s’altère plus vite que la luzerne et est très vite réduit à des tiges volumineuses et fistuleuses. Le sainfoin offre du fourrage de qualité. Équilibré en énergie et en protéines, le sainfoin est également appétant et très digestible.

Plus de vingt variétés sont inscrites au catalogue européen des espèces et variétés. Deux variétés de types différents sont inscrites au catalogue français :
Le foin de trèfle
Apprécié depuis très longtemps dans l’ouest de la France pour l’alimentation des L’hippologiechevaux, le trèfle a été progressivement délaissé.

Le foin de trèfle est absolument déconseillé, car très dangereux pour le L’hippologiecheval à qui il provoque de violentes coliques.
L’herbe
L’herbe, si elle est disponible en quantité suffisante pour servir réellement d’aliment, est une précieuse alliée de la santé du L’hippologiecheval. Elle réjouit son système digestif, elle est associée à un comportement alimentaire qui favorise une grande plénitude car le L’hippologiecheval marche beaucoup, s’occupe l’esprit, régale ses papilles et régule son humeur en évitant les trop pleins d’énergie. L’herbe évite aussi les problèmes respiratoires liés aux poussières, en bref, elle n’a pas son égal pour remettre un L’hippologiecheval en état.

C’est en général le dernier aliment « naturel » que le vieux cheval est en mesure d’avaler quand ses dents lui font défaut. D’ailleurs, la mastication de l’herbe amène une usure plus régulière de la table dentaire et le fait de manger au sol (position normale pour le L’hippologiecheval) favorise un bon alignement des mâchoires. De plus la flore variée d’une prairie est une source précieuse de molécules naturelles aux propriétés médicinales.
La paille
La paille n’est pas un aliment nutritif du L’hippologiecheval, elle ne sert qu’à le protéger du sol, à lui offrir en Le boxbox le leste nécessaire à sa constitution et à l’occuper pendant ses longues heures d’ennui s’il est enfermé.

La paille de blé est celle qui fait les meilleures litières. La paille d’orge provoque souvent de petites toux par les picots des restes de l’épi. La paille d’avoine serait excellente si les L’hippologiechevaux ne la mangeait pas aussi rapidement et qu’ils ne se trouvent ainsi à bref délai sur un sol dur et humide.
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